Stéphane Allix

Ancien reporter de guerre, concepteur et animateur des documentaires Enquêtes extraordinaires sur M6, fondateur de l’Inrees (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires), fondateur du magazine Inexploré, Stéphane Allix a publié de nombreux livres, dont Le Test (Albin Michel). 

Stéphane Allix débute dans le journalisme en rejoignant clandestinement, à l’âge de 19 ans, un groupe de résistants à l’occupation soviétique en Afghanistan. Sans le dire à ses parents, il passe plusieurs mois, entre le printemps et l’été 1988, dans les maquis de ce pays au cœur de l’Asie centrale, aux côtés des « combattants de la liberté ».

Autodidacte, il est alors fasciné par le métier de grand reporter. Devenir photographe de guerre est son unique objectif. Quoi de mieux que le terrain pour apprendre ? Alors qu’il est encore jeune, cette plongée dans le terrible conflit afghan va le marquer profondément.

Premiers pas dans le grand reportage 

Dès son retour en France, il se met à l’écriture pour accompagner ses reportages photo. Il se forme au journalisme grâce à la bienveillance de quelques rédacteurs en chef de grands quotidiens et d’hebdomadaires qui, voyant ce garçon si motivé, acceptent de lui faire refaire sa copie. Dans les années qui suivent, il repart en voyage, toujours en Asie, entre Inde, Népal et Tibet, et se concentre sur la résistance du peuple tibétain à l’invasion chinoise. En novembre 1989, il interviewe le dalaï-lama dans sa résidence de Dharamsala. C’est la première d’une série de rencontres avec cet homme d’exception. En 1990, couvrant la révolution du parti du Congrès népalais à Katmandou, il publie son premier article dans Le Monde. Désireux de rester totalement indépendant, Stéphane décide de ses destinations et des sujets qu’il couvre. Se consacrer à des pays ou à des sujets complexes est le moyen de pouvoir commencer à vivre de ce métier de photoreporter free-lance. Allier photo et texte lui permet d’avoir deux cordes à son arc et, tant bien que mal, de commencer à vivre de sa passion. Malgré tout, les temps de vaches maigres sont fréquents. 

Premier livre: sur la route de la drogue

Durant des années, les destinations se succèdent et le monde se dévoile : Corne de l’Afrique, Madagascar, Iran, Pakistan, Asie centrale, Caucase, Europe, États-Unis. À partir de 1995, Stéphane se spécialise sur la production d’opium et le trafic d’héroïne depuis l’Afghanistan, ce pays étant devenu le premier producteur mondial. Cela débute par des mois de recherche sur le terrain en qualité d’enquêteur pour l’écrivain américain Larry Collins, qui préparait un roman ayant pour toile de fond la contrebande d’héroïne. Cette immersion dans l’économie noire, cette exploration des filières du trafic et de leur proximité avec les guerres civiles et les mouvements terroristes, ainsi que sa connaissance de l’intérieur du mouvement des talibans conduisent Stéphane Allix à publier en 1998 son premier livre : La Petite Cuillère de Schéhérazade. Larry Collins, qui l’a pris sous son aile, lui fait l’amitié et l’honneur d’en signer la préface. Cette enquête, qui fait le récit d’un voyage sur les routes du trafic de drogue, depuis les champs de pavot du Croissant d’or jusqu’aux portes de l’Europe, est saluée par les spécialistes du renseignement et de la lutte antidrogue comme un ouvrage de référence. Parallèlement, Stéphane collabore sur ces sujets avec de nombreux médias dont Le Monde diplomatique, Arte, Canal+ et France 2. 

En 2000, il fonde à Kaboul l’antenne de la Société des explorateurs français en Afghanistan. Dans l’équipe qui l’accompagne sur le terrain, ses deux frères, Thomas et Simon, sont de l’aventure. Le 12 avril 2001, alors qu’ils se trouvent dans deux voitures différentes au sud de la capitale afghane, Thomas est tué dans un accident de la circulation.

2001: la mort de son frère en Afghanistan

La mort de son frère est un cataclysme. Après ce jour qui imprègne tout son être, déjà taraudé depuis l’adolescence par ces grandes questions existentielles que l’on apprend finalement à faire taire, Stéphane ressent dès lors l’absolue nécessité de leur trouver des réponses. L’idée de poursuivre sa vie dans l’insouciance n’a plus aucun sens. Il manque l’essentiel à ce quotidien confortable. Que se passe-t-il après la mort ? Et cette question en appelle une autre, tout aussi décisive : pourquoi vit-on ? 

Durant deux ans, la métamorphose s’opère, et, en 2003, il tourne définitivement la page sur ses quinze années de grand reporter pour s’engager dans l’exploration des mystères de la conscience, avec toutefois la même rigueur, le même sérieux, la même exigence de rationalité. 

Il découvre que, loin d’être une citadelle de certitudes établies, la science est secouée en profondeur par une révolution colossale qui remet en question les fondements mêmes de notre vision du monde. La physique a touché du doigt, voici presque un siècle, les paradoxes de notre définition de la réalité ; elle est rejointe aujourd’hui par d’autres disciplines.

L’étude des recherches sur les conséquences de cette révolution scientifique en cours offre l’occasion à Stéphane de rencontrer de nombreux chercheurs à travers le monde : des physiciens, des biologistes, des médecins, des astrophysiciens, etc. Au contact de ces éminents scientifiques, il constate que les expériences humaines inexpliquées, loin de se réduire à des hallucinations ou à des délires, sont au contraire les échos innombrables de ce qui commence à s’imposer jusque dans les cercles les plus rationnels : notre réalité est constituée d’une dimension immatérielle, énergétique — en d’autres termes, spirituelle. La conscience n’est pas un produit de notre cerveau matériel. Elle est même sans doute ce qui fait émerger la matière. 

Cette idée étant présente dans de nombreuses traditions spirituelles, du bouddhisme tibétain au chamanisme, Stéphane Allix décide de se lancer dans une grande enquête afin de mettre en évidence les parallèles entre sciences dures (physique quantique, biologie, astrophysique, etc.) et sciences humaines (psychologie, anthropologie, psychiatrie, etc.) avec, d’une part, les expériences inexpliquées, et les connaissances traditionnelles millénaires d’autre part. 

Fin juin 2006, il assiste, à Iquitos, en Amazonie péruvienne, à une conférence internationale sur le chamanisme qui réunit des chercheurs du monde entier, des psychologues, des anthropologues et des chamanes de toute l’Amazonie. La rencontre avec le chamanisme est décisive et marque un tournant dans sa vie. L’expérience directe et puissante des états modifiés de conscience devient dès lors une source d’apprentissage. 

2007: fondation de l’INREES

L’année suivante, en juillet 2007, Stéphane Allix fonde l’Inrees, l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires. L’objectif de l’Inrees est de se pencher avec sérieux sur ces sujets que nous qualifions d’extraordinaires, voire de surnaturels. En ces temps où des champs nouveaux de connaissances émergent, l’Inrees offre ainsi un cadre pour parler de science et de spiritualité, des dernières recherches sur la conscience, de la vie, de la mort, et rapprocher de manière scientifique et rigoureuse le monde visible du monde invisible. Sans tabou, sans préjugé, avec rigueur et ouverture. En 2008, ce qui deviendra le magazine Inexploré est lancé, d’abord par abonnement, puis en kiosque.

Cette posture novatrice séduit les grands médias et conduit M6 à signer, en 2009, la série documentaire Enquêtes extraordinaires, dont la chaîne diffusera deux saisons. Stéphane Allix en est le concepteur et le présentateur. Celle qui partage sa vie depuis des années, la réalisatrice Natacha Calestrémé, dirige la collection et réalise la majorité des épisodes. Devenu en quelques années le spécialiste de ces « expériences extraordinaires », il intervient régulièrement dans les médias et fait publier en France des livres parmi les plus importants sur ces questions dans les collections dont il assure la direction auprès de plusieurs éditeurs. 

Stéphane Allix a aujourd’hui cédé la direction de l’Inrees et de ses rédactions pour se consacrer exclusivement à l’écriture et à l’exploration intérieure. 

En juin 2013, à la mort de son père, il décide de procéder à une expérience destinée à tester la possibilité de communication avec l’au-delà. Pour ce faire, il cache, sans le dire à personne, plusieurs objets dans le cercueil de son père, et rend visite quelques mois plus tard à différents médiums, ces personnes qui prétendent communiquer avec les défunts, dans le but de les tester. Les résultats sont stupéfiants. Stéphane les livre dans son ouvrage, Le Test, qui rencontre un très grand succès en France et qui est traduit en plusieurs langues. Avec Lorsque j’étais quelqu’un d’autre, Stéphane Allix va encore plus loin dans l’exploration des relations entre les défunts et les vivants.

 

Publications

Lorsque j’étais quelqu’un d’autre
2017, Mama Éditions

Le Test
2015, Albin Michel

La mort n'est pas une terre étrangère
2009, Albin Michel

Afghanistan, vision d'un partisan
2003, Transboreal

Afghanistan, aux sources de la drogue
2003, Ramsay

Carnets afghans
2002, Robert Laffont

La Petite Cuillère de Schéhérazade
1998, Ramsay

 

 

Ils en parlent

À propos de : Lorsque j'étais quelqu'un d'autre
« Je referme ce livre bouleversée et bercée de lumière malgré la noirceur dans laquelle plonge ce récit. Ce livre est empreint d’un profond humanisme. »
AGNÈS LEDIG

 

À propos de : Lorsque j'étais quelqu'un d'autre
« Le livre le plus incroyable que j’aie jamais lu. Un récit tout à fait étonnant, que je vous invite vraiment à découvrir… »
LAURENT GOUNELLE

 

À propos de : Lorsque j'étais quelqu'un d'autre
« Troublant, passionnant… »
CHRISTOPHE FAURÉ

 

À propos de : Lorsque j'étais quelqu'un d'autre
« Un grand livre, porteur d’une profonde lumière, et d’un genre complètement nouveau. Passionnant ! »
FABRICE MIDAL

 

À propos de : Lorsque j'étais quelqu'un d'autre
« Une enquête passionnante. »
BORIS CYRULNIK

 

À propos de : Lorsque j'étais quelqu'un d'autre
« Une histoire fascinante, une lecture qui m’a tenue en haleine de bout en bout. Passionnant, une vraie grande réussite : très émouvant, troublant… Il faut absolument lire ce livre. »
AMÉLIE NOTHOMB